dimanche 3 mai 2015

Travaux du mois : mai 2015


Comme l’année dernière nous n’avons pratiquement pas eu d’hiver.
Comme l’année dernière nous avons déjà assisté à des départs d’essaims en avril.


Comme l’année dernière nous allons devoir récolter le miel de colza dès le début de mai.
Pour éviter les déconvenues auxquelles certains ont été confrontés, si du colza « es alicia » a été semé dans l’aire de butinage de vos colonies, il ne faudra même pas attendre la défloraison pour commencer à récolter les cadres déjà operculés. Les champs sont souvent signalés par une pancarte. 
Une miellée en plusieurs fois représente un travail supplémentaire, mais c’est la condition pour éviter de perdre toute la récolte. Cette variété de semences allonge de quinze jours la présence de fleurs. C’est trop long et les premiers cadres remplis risqueraient d’être cristallisés.

Les colonies sont fortes maintenant. Les quelques journées chaudes d’avril  et la floraison du colza ont permis de commencer à remplir les hausses. Mais une météo capricieuse risque de confiner les butineuses dans les ruches. Rien de tel pour déclencher la fièvre d’essaimage. A nous d’être vigilants.





On profitera de la récolte pour visiter les corps et vérifier qu’il n’y a pas de cellules royales. Une cire gaufrée supplémentaire sera également la bienvenue en remplacement d’un vieux cadre.

Et, s’il restait beaucoup de varroas au sortir de l’hiver, pourquoi pas un cadre sans cire (ou juste une amorce) que l’on retirera avant vingt quatre jours. Les cirières, pour aller plus vite, construiront des cellules de mâles. Elles serviront à piéger les varroas. Ce cadre sera congelé et la cire passée au cérificateur.

Les hausses seront remises en place immédiatement car les miellées suivantes n’attendent pas (acacia, érable et plus tard tilleul…)

dimanche 12 avril 2015

3 ème cours 2015 du rucher-école



Le temps n'était pas folichon pour ce troisième cours du rucher-école et malgré lui il fallait travailler en remettant d'abord d'aplomb les ruches qui avaient tendance à perdre leur stabilité.
Les élèves de première année sont en quelque sorte un peu avantagés car il travaillent sous abri ce qui facilite grandement les choses. L'absence de vent et de pluie permet ainsi de garder les ruches ouvertes un peu plus longtemps afin d'examiner l'ensemble des cadres.

L'ouverture pour la première fois de l'année des ruches est toujours source d'angoisse pour le néophyte. La colonie sera-t-elle toujours présente et en bon état sanitaire ?
Les faibles colonies ont pu bénéficier d'une réduction du volume du corps de la ruche par l'usage de partitions. Il est temps de garnir cet espace par l'introduction de cires gaufrées que les abeilles vont s'empresser de construire.
Toujours très attentifs les élèves sont à l'affût de la moindre explication. Particulièrement cette fois concernant les pertes de colonies de cet hiver, pertes qui sont importantes cette année. raison de plus pour ne pas diminuer la force de celle ui restent par la surveillance des cellules royales très nombreuses en ce début avril. Attention aux essaimages très précoces !

jeudi 2 avril 2015

Travaux du mois : avril 2015


 

Après un hiver doux, le printemps a commencé avec une météo quasi hivernale : pluies, tempêtes et températures en dessous des normes de saison.

  
Nombreux sont ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de faire leur visite de printemps. Il va être urgent de la faire, car la floraison des Saules Marsaults a bien stimulé les colonies et les colzas sont sur le point de fleurir. Une promenade aux alentours du rucher, dans l’aire de butinage, s’impose pour se faire une idée de l’avancement de la flore.
 



La première visite se fera dès que la température atteindra les 14 ou 15° (18° est préférable selon certains). Quoi qu’il en soit, il faut pas bien avoir en tête que cela représente un écart de plus de 20° entre la ruche et l’extérieur ! L’ouverture sera donc la plus brève possible. Le nombre de cadres de couvain sera noté, ainsi que son état. Si la colonie est assez forte la partition sera reculée et une cire neuve sera placée en bordure du couvain. ( jamais au milieu !). Enfin ceux qui n’ont pas réussi à trouver leurs reines lors de la saison précédente auront une deuxième chance et pourront les marquer. 



Les appâts des pièges seront renouvelés.

S’il fait beau dix ou quinze jours plus tard une deuxième cire gaufrée pourra être introduite. Ensuite quand les abeilles occuperont les cadres de rives et qu’on pourra observer des constructions de cires plus claires au dessus des cadres, il sera temps de placer les hausses. Les plaques tiroirs du dessous seront alors retirées. La maturation du miel produit beaucoup de vapeur d’eau, il est bon d’avoir une ruche bien ventilée.

Dès la fin des fleurs de colza, il faudra faire la récolte sans tarder, mais ça devrait attendre le début du mois prochain .