samedi 18 mai 2013

4ème séance du rucher-école 2013

Profitant d'une fenêtre météo favorable en ce mois de mai qui n'en finit pas de sortir de sa torpeur, les élèves du rucher-école ont une nouvelle fois assisté en début de séance à la traditionnelle mise à niveau théorique de Bernard Lamidel.

En Picardie, la période est théoriquement à la récolte du miel de printemps mais ceci n'est pas une mince affaire cette année. Bernard Lamidel a néanmoins présenté les cadres à sections pour la récolte du miel en pain, la nouvelle mode de consommation de ces dernières années.

Ensuite les différentes manières de récolter le miel ont été décrites avec entre-autres l'usage du chasse-abeilles

Jean-Marie Bloc a quant à lui montré comment s'en sortir pour poser le chasse-abeilles quand on se trouve seul au rucher.
Pour donner l'exemple et pour inciter les apiculteurs à poser des pièges à frelons dans leur rucher, la recette du cocktail efficace a été expliquée et mise en oeuvre. Tout en sachant qu'aucun piège n'est sélectif et que seul l'appât peut l'être. Le cocktail-appât se compose de sirop de fruit rouge, de bière brune et de vin blanc sucré.


Malgré cette saison spéciale les abeilles ne lésinent pas sur la construction de cellules royales ...





 ... et parfois elles s'amusent .....


Les cadres sont beaux mais pas encore assez pleins et lourds comme les autres années à cette période.




Cette séance a été l'occasion de vérifier et de démontrer que le remplacement des cadres par rotation par le centre a été simple, efficace et rapide depuis le dernier cours. Pour encore mieux le visualiser des cadres ont été marqué de la couleur jaune pour ceux de l'année dernière et du rouge pour ceux de l'année en cours.

Il fallait trouver les reines pour les marquer, ceci n'a pas été une mince affaire car la population augmente vite en cette période. L'usage de la grille à reine s'est avéré indispensable.

Aussitôt trouvée la reine reçoit sa couleur et reste emprisonnée deux minutes entre piston et grille de façon a laisser sécher la marque du crayon Posca.

Pour terminer la séance, une petite visite aux MiniPlus s'imposait en vue de l'élevage de reines qui va commencer dans quelques jours. Pour les élèves, rendez-vous pour la prochaine séance du rucher-école le 8 juin, même lieu, même heure.

mercredi 8 mai 2013

Sauvetage d'abeilles

Un rucher laissé sans apiculteur mérite au minimum le sauvetage de ses abeilles. C'est ce à quoi s'est employé l'USAP avec l'aide de quelques élèves du rucher-école et de ses deux formateurs Bernard Lamidel et Jean-Marie Bloc.



Dans la joie et la bonne humeur mais surtout sous les parapluies les élèves se sont préparés ardemment.



Ruchettes et sirop composaient les indispensables matériels pour cette opération longue et difficile.
A l'origine c'était un rucher parfaitement tenu avec 8 ruches artisanales de qualité mais dont les dimensions étaient loin des standards actuels. Aujourd'hui c'est au milieu d'une quasi jungle qu'il a fallu travailler.


La difficulté essentielle rencontrée était qu'il fallait déployer de gros efforts pour extraire les cadres colmatés par des années sans visite.


L'usage du pied de biche remplaçait avantageusement le frêle lève-cadre habituel.

Les vieux cadres et les éléments de l'ancienne ruche secoués sur une planche placée devant l'entrée de la ruchette permettaient aux abeilles de rejoindre leur reine dans la ruchette.


Telle une procession les abeilles défilent les unes derrière les autres au son du rappel de certaines afin de regagner au plus vite leur nouvel habitat.

Pendant ce temps là, c'était au tour des élèves de défiler pour réformer les vieux cadres qui en avaient bien besoin.




Avec le concours des expérimentés formateurs, le travail s'est achevé à la tombée du jour.

mercredi 1 mai 2013

Travaux du mois : mai 2013

Avec cette météo chaotique, difficile d’établir un planning cohérent d’interventions au rucher. Tout est en retard cette année, la faune comme la flore. S’il se met à faire beau, tout peut aller très vite, tandis que si le froid persiste, les colonies peuvent très bien végéter et ne rien produire.

Les quelques journées d’été prises en sandwich entre des périodes hivernales auront sans doute permis à la plupart d’entre nous d’effectuer la visite de printemps et d’ajouter une ou deux cires gaufrées. D’une façon générale les colonies étaient faibles (deux à quatre cadres de couvain seulement) mais le rattrapage se fait très rapidement. Il faut donc suivre attentivement le développement afin de saisir le moment opportun pour poser les hausses si ce n’est déjà fait.

Une grille à reine sera intercalée entre le corps et la hausse pour éviter d’y avoir du couvain. Les colzas viennent de fleurir, s’il fait beau les rentrées de nectar peuvent être très importantes. C’est pourquoi les plateaux tiroirs sous les planchers seront retirés. La maturation du miel nécessite des corps de ruches bien ventilés.

Comme toujours avec le colza, sous peine de ne pouvoir être extrait, le miel sera récolté dès la dernière fleur. Elle coïncide généralement avec la floraison des acacias.

Pour la récolte, les cadres seront brossés un à un, ou un chasse abeilles sera posé la veille au dessus de la grille à reine. L’essentiel est d’éviter au maximum d’enfumer. Le miel a une fâcheuse tendance à capter tous les parfums…

Les hausses seront aussitôt remises en place pour la miellée suivante (acacias ou tilleul…) Nous en profiterons pour faire une inspection du couvain, vérifier qu’il n’y ait pas de cellules royales et peut-être remplacer un vieux cadre par une cire gaufrée. Occuper les cirières est, entre autres, un excellent moyen de prévenir l’essaimage.