mercredi 1 février 2017

Travaux du mois : février 2017



En février, mois du réveil et de tous les dangers, trois choses à surveiller en plus de la météo : le poids des ruches, les planches d’envol et les chatons de noisetiers. 
 

Lors de journées ensoleillées les planches d’envol vont s’animer. Ce seront dans un premier temps des vols de propreté. Bientôt nous verrons des abeilles dont les pattes postérieures seront chargées de pelotes de pollen.

Si nous observons alors les chatons de noisetiers, nous constaterons qu’ils se sont allongés. Si nous secouons les branches, une poussière jaune s’en échappera.
Ce seront les signes indubitables que la ponte aura repris.
 Si nous disposons de couvre-cadres transparents, un rapide coup d’œil nous confirmera que la grappe s’est desserrée, les abeilles s’activent sur les cadres.

Comme il n’y aura pas encore de rentrées de nectar, les nourrices puiseront dans les réserves pour élever les larves. La consommation de miel va être presque quadruplée par rapport au mois précédent. Il sera donc impérieux de peser tous les huit ou dix jours. S’il le faut, on donnera un pain de candi aux colonies les plus légères.

Pour préparer la bouillie larvaire, les nourrices auront besoin de beaucoup d’eau. Les abreuvoirs seront remis en place, au soleil de préférence, pour que l’eau dégèle rapidement le matin. La fréquentation des abreuvoirs par les porteuses d’eau sera une confirmation de plus de l’activité d’élevage.

 Enfin, pour couver les œufs, les abeilles doivent entretenir une température régulière de trente-cinq degrés. Pour les aider dans cette tâche, les plaques tiroirs seront replacées sous les planchers. L’observation régulière de la chute des déchets sera une indication supplémentaire de l’activité.

lundi 2 janvier 2017

Travaux du mois : janvier 2017




 L’hiver est installé avec son cortège de brouillards et de givre. Ne nous en plaignons pas, il contraint nos filles à un repos hivernal salutaire. Nous ne pouvons rien faire pour elles si ce n’est surveiller et peser régulièrement. Peut-être certaines colonies auront consommé plus que prévu. Il faudra alors leur donner un pain de candi. 


Lors d’une journée ensoleillée nous pourrons observer des vols de propreté. Il peut même y avoir bousculade sur la planche d’envol : c’est que les moments favorables sont de courte durée, les envies pressantes après une période de claustration et la température extérieure n’incite pas à s’attarder !. C’est la raison pour laquelle les réductions d’entrée sont plus gênantes qu’utiles. Mais les portes restent en place ! Pas question de laisser entrer un prédateur.

Pour patienter, il est toujours possible de faire de l’élagage et des plantations (hors période de gelées.)
Si c’est nécessaire, les ruches peuvent être déplacées. Les abeilles se réorienteront facilement. Si l’opération est menée en douceur, sans secousses ni chocs, la grappe ne se dissocie pas et tout se déroule dans l’indifférence générale.


Si ce n’a pu être fait, il sera encore possible de traiter à l’acide oxalique, au moins jusqu’à la mi-janvier. Rappelons qu’il se pratique après comptage, à la suite d’une période de froid, lors d’une journée ensoleillée, sans vent, lorsque le thermomètre affiche entre huit et douze degrés.



Pense-bête du mois : ne pas oublier de :

- renouveler nos abonnements aux revues apicoles et autres
- payer notre cotisation syndicale
- renouveler notre assurance. 

Bonne année à tous.

lundi 12 décembre 2016

Travaux du mois : décembre 2016



Habituellement décembre n’est pas le mois le plus chargé pour l’apiculteur. Cette année ceux qui laissent leurs colonies sans surveillance auront des surprises désagréables. La douceur de novembre a retardé la mise au repos des reines. La ponte s’est poursuivie plus tard que de coutume. En conséquence les provisions ont diminué au point que certaines ruches sont vides ! Il y a urgence à leur donner un pain de candi si nous ne voulons pas les retrouver mortes de faim au printemps.



Pour en avoir le cœur net, une pesée réalisée avec douceur, sans secousse, nous indiquera le niveau de consommation par rapport au poids noté pour chaque ruche en début d’hivernage. Attention de bien tarer son peson avant la pesée.
Au passage, un petit coup d’œil à travers le couvre cadre transparent nous renseignera sur la position et la taille de la grappe.

A la suite du coup de froid du début de mois, il était possible de faire un traitement à l’acide oxalique si c’était nécessaire (après comptage de varroas). Ceux qui ne l’ont pas fait auront probablement d’autres occasions d’ici la mi janvier.

Tant qu’il ne gèle pas trop fort, il est encore temps de poursuivre les plantations.
Comme les travaux en extérieur nous laissent du temps, nous en profiterons pour relire les notes de notre carnet afin de faire un bilan de l’année apicole : ce qui a bien fonctionné ou non, les reines à remplacer, etc.… Nous continuerons à entretenir et réparer le matériel, en acheter de nouveau si besoin, à moins que le père Noel ? …

Rappel :  le 31 décembre est la dernière limite pour faire notre déclaration de ruches auprès des services vétérinaires.

Merci à ceux qui ont permis la tenue (presque) régulière de ce blog. Merci également pour la fidélité de ceux qui nous lisent .

Excellentes fêtes de fin d’année à toutes et tous.